
- Je dois m'en aller, désolé Julian.
- Non pas déjà !
J'ai commandé le petit déjeuné, tu n'as pas faim ? Judie, tout ce
que je t'est avoué hier est la stricte vérité, mais si j'aurais su
que ça t'aurais fait fuir...
continua-t-il.
- Non, ce n'est pas
du tout ça. Mes parents doivent s'inquiété.
- Tu ne les as pas
prévenue hier soir ?
Je baissais la tête.
A vrai dire, je n'en savais rien. Des scènes me revenaient,
d'autres non. Sans doute les effets de l'alcool. Ma tête me faisais
d'ailleurs horriblement mal. Je souhaitais au plus vite clore cette
conversation.
- Excuse-moi, je
n'est pas à t'empêché de rentrée. J'espère qu'on se reverra... En
tout cas, sache que j'ai passé une excellente soirée à ta
compagnie, tu es quelqu'un de formidable.
Ces propos ne me
laissait pas indifférente, même si je ne les croyais pas
entièrement. Mais je ne voulais rien montrer, j'avais honte de hier
soir, de ma conduite.
Je lui adressais un
dernier regard avant de quitter la pièce. Quand, je sentis une main
se poser sur ma hanche, une main dure, une main de
désir.

Ce contact me
prodiguais un frisson tout le long de mon corps. C'était assez
étrange, j'avais l'impression d'avoir froid, tout en ayant
terriblement chaud. Julian....
Il approcha ensuite
ses lèvres de mon cou et murmura :
- Reste, s'il te
plait.
Sa respiration était
chaude. Il me troublait plus que je ne l'aurais
imaginer.
- Je ne peux
vraiment pas, au revoir.

Il lâchait son
étreinte pour me laisser filer dans le long escalier en bois. En
bas, j'entendis le gérant m'appeller mais trop presser de rentré,
je n'y répondis pas.